Œuvre
Snow White and the Seven Dwarfs
Blanche-Neige transforme le laboratoire en grand récit
- Classiques d’animation
- Long métrage d’animation
- Sonore
- Couleur
Snow White and the Seven Dwarfs fait passer Disney du laboratoire du court métrage à la durée, au risque et à la continuité d’un grand récit. Pendant trois années, les recherches menées sur la couleur, le jeu des personnages, les figures humaines, les décors et la profondeur doivent désormais soutenir une émotion pendant plus d’une heure. Le conte des frères Grimm devient une œuvre où chaque nain possède son caractère, où la Reine traverse le miroir pour prendre une autre forme et où une chanson peut guider tout un monde. Son succès mondial ne valide pas seulement un pari industriel : il ouvre au studio un nouvel horizon de création.
- Sortie
- 21 décembre 1937
- Format
- long métrage d’animation
Production
Les repères de fabrication
Les durées, titres et périodes restent attachés aux versions et aux sources qui les établissent.
- Titre de sortie territoriale
- Blanche-Neige et les Sept Nains
- France · fr
- Durée
- 83 minutes
- durée consignée dans les archives du studio
- Période de production
- 1934–1937
Sorties
Le film rencontre ses premiers publics
Chaque première conserve sa date, son lieu, son territoire et les sources qui permettent de la situer.
Première mondiale
21 décembre 1937
Carthay Circle Theatre, Hollywood · États-Unis
Sortie nationale
4 février 1938
États-Unis
Sortie nationale
6 mai 1938
France
Échelle
Mesurer le pari sans effacer les incertitudes
Chaque chiffre conserve son territoire, sa période et son degré de certitude ; les estimations divergentes restent visibles.
- Coût de production
- 1 400 000 $US
- États-Unis · 1934–1937 · Estimation sourcée
- Coût de production
- 1 488 423 $US
- États-Unis · 1934–1937 · Estimation sourcée
- Revenus
- 8 500 000 $US
- Monde · 1937–1938 · Estimation sourcée
- Entrées
- 20 000 000 entrées
- Non précisé par la source · décembre 1937–mars 1938 · Donnée documentée
Filiation
Les œuvres qui entourent le récit
Les œuvres sources, préparatoires, adaptées ou dérivées dessinent les héritages et les prolongements du film.
Œuvre source
Schneewittchen
Jacob Grimm, Wilhelm Grimm · 1812
Œuvre préparatoire
Œuvre préparatoire
Générique
Les métiers qui construisent le film
Les crédits sont regroupés par domaine sans créer artificiellement une fiche pour chaque nom cité.
Production et direction
production
supervision de la réalisation
réalisation de séquences
Direction artistique et conception
conception de personnages, recherches d’inspiration
conception de personnages, développement visuel
direction artistique
Ken Anderson
direction artistique
direction artistique
Animation et personnages
supervision de l’animation, animation de Blanche-Neige
supervision de l’animation, animation de Simplet
supervision de l’animation, animation de Grincheux
supervision de l’animation, animation de la Reine
animation de Blanche-Neige, animation du Prince
animation
animation des animaux de la forêt
animation des animaux de la forêt
animation
animation
animation des Sept Nains
Musique et chansons
composition des chansons, musique
partition, musique additionnelle
partition, musique additionnelle
Larry Morey
paroles des chansons
Interprétation vocale
voix de Blanche-Neige
Harry Stockwell
voix du Prince
voix de la Reine et de la Sorcière
Moroni Olsen
voix du Miroir magique
Billy Gilbert
voix d’Atchoum
Otis Harlan
voix de Joyeux
voix de Dormeur et de Grincheux
Scotty Mattraw
voix de Timide
Stuart Buchanan
voix du Chasseur
Référence filmée
modèle filmé de Blanche-Neige
Palmarès
Récompenses
Les distinctions attribuées par une institution à cette œuvre ou à cette figure du Codex.
- Compétitive
Mostra internationale d’art cinématographique de Venise
Grand trophée d’art
- Édition
- 6e Mostra internationale d’art cinématographique
- Attribution
- 1938
- Bénéficiaires
- Walt Disney
- Honorifique
New York Film Critics Circle · NYFCC
Prix spécial
Pour le caractère unique de Snow White and the Seven Dwarfs
- Édition
- 4e prix du New York Film Critics Circle
- Attribution
- 8 janvier 1939
- Bénéficiaires
- Walt Disney
- Honorifique
Academy of Motion Picture Arts and Sciences · AMPAS
Oscar d’honneur
Une statuette et sept miniatures remises pour une innovation majeure ayant charmé des millions de spectateurs et ouvert un nouveau champ au dessin animé cinématographique
- Édition
- 11e cérémonie des Oscars
- Attribution
- 23 février 1939
- Bénéficiaires
- Walt Disney
Pari
Engager tout le studio dans une durée encore inconnue
En 1934, le projet a déjà dépassé l’idée lancée l’année précédente : une adaptation structurée, des milliers de dessins, des gags et des modèles commencent à donner au conte l’échelle d’une production. Les voix sont choisies en 1935 et l’animation proprement dite s’engage en 1936.
La fabrication mobilise plus de 750 artistes selon D23. Les sources ne réduisent pas son coût à un chiffre parfaitement stable : Disney le résume à 1,4 million de dollars, tandis que les sources contemporaines réunies par l’AFI avancent un coût négatif estimé à 1 488 423 dollars.
Cette dépense ne sert pas seulement à allonger un court métrage. Chaque séquence doit préserver la continuité des personnages, des espaces et de l’émotion pendant 83 minutes, tout en maintenant le niveau de couleur, de musique et de mouvement construit par les expériences précédentes.
Personnalité
Faire tenir le récit dans des personnages immédiatement distincts
Les Sept Nains donnent au studio son exercice le plus visible de personality animation. Leurs tailles et leurs silhouettes proches obligent le dessin à faire surgir sept identités par le rythme, la posture, les hésitations, les colères et les gestes quotidiens.
Blanche-Neige, le Prince et la Reine posent une difficulté différente : leurs mouvements stylisés doivent rester ancrés dans une réalité humaine reconnaissable. Hamilton Luske, Grim Natwick et les autres animateurs s’appuient notamment sur des références filmées pour étudier ces présences sans simplement les recopier.
Les innovations de caméra et la profondeur éprouvées dans The Old Mill permettent en parallèle au décor de guider le regard. Personnages, musique et espace cessent ainsi d’être des démonstrations séparées : ils deviennent les instruments continus d’un même récit.
Passage
Transformer les apprentissages du court métrage en nouvel horizon
Le film adapte Schneewittchen des frères Grimm sans ouvrir encore le catalogue public du Codex aux œuvres extérieures à Disney. Cette source littéraire reste donc structurée dans la fiche, aux côtés des courts métrages qui ont préparé des difficultés précises.
The Goddess of Spring avait exposé les limites de l’animation d’une jeune figure humaine ; The Old Mill avait mis la caméra multiplane à l’épreuve d’un décor traversé en profondeur. Blanche-Neige rassemble ces apprentissages et les soumet à la cohérence d’un long métrage.
Le résultat rencontre un public d’une ampleur nouvelle. Une source contemporaine citée par l’AFI estime que vingt millions de personnes voient le film pendant ses trois premiers mois, tandis que D23 situe ses recettes mondiales initiales à 8,5 millions de dollars. Le laboratoire ne disparaît pas : son succès lui donne désormais la possibilité de soutenir d’autres grands récits.
Sources et références
A Look Back at the Oscars — Snow White and the Seven Dwarfs
D23: The Official Disney Fan Club
Consulter la source80 Years Later—The Legacy of Walt Disney’s Snow White and the Seven Dwarfs
Lucas O. Seastrom · The Walt Disney Family Museum · 13 décembre 2017
Consulter la source« Blanche-Neige », premier long-métrage Disney
Pierre Ancery · RétroNews · 22 novembre 2024
Consulter la sourceWalt Disney Biancaneve e i 7 nani. Biancaneve e i sette nani
Catalogo generale dei Beni Culturali
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